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Duathlon urbain: Utiliser ses forces pour redonner à la société

Donner du temps ou de l’argent pour une bonne cause, c’est bien, mais avoir vraiment l’impression de faire une différence dans la vie des gens, c’est encore mieux. Pour Sophie Bernard Lapointe, coprésidente du Duathlon urbain, l’impact de ses efforts en cinq ans d’implication est tangible et elle encourage tous les jeunes professionnels à trouver leur cause pour s’impliquer à leur tour.

« On amasse environ 350 000 $ par an, alors depuis le début de mon implication il y a cinq ans, on est rendu à presque deux millions de dollars pour la Fondation CHU Sainte-Justine », affirme fièrement la bénévole Sophie Bernard Lapointe.

La Fondation permet au CHU Sainte-Justine de mieux guérir un plus grand nombre d’enfants. Les sous amassés par le Duathlon urbain se sont traduits en ajouts de lits et d’incubateurs, en embauches de médecins spécialistes et en développements réalisés dans la nouvelle aile prénatale.

 

Trouver sa cause motivatrice

 

Pour Sophie Bernard Lapointe, les enfants, c’est « la plus belle cause au monde ».

« Lorsqu’on sait ce qui a été réalisé avec les sous amassés et qu’on voit des collègues ou des proches se retrouver à Sainte-Justine pour un enfant malade ou un accouchement difficile, les nombreuses heures qu’on donne prennent tout leur sens », affirme Sophie qui est chef de marque, Boursin, chez Fromageries Bel.

À ses yeux, il est essentiel que la mission de l’organisation dans laquelle un bénévole s’engage lui tienne vraiment à cœur.

« Il faut être là pour les bonnes raisons, parce qu’il faut donner beaucoup de temps et si on n’est pas vraiment motivé, ça parait », affirme celle qui n’a d’ailleurs jamais compté ses heures pour le Duathlon.

 

Une implication transformatrice

 

L’investissement de temps est bien sûr important lorsqu’on se lance dans une aventure comme celle du Duathlon urbain. Le travail s’échelonne sur l’année entière et il se fait généralement les midis, les soirées et les fins de semaine. Mais, Sophie reçoit beaucoup en retour.

« Mon engagement dans le Duathlon m’a rendue plus humaine, affirme-t-elle. Dans mon industrie, il faut travailler très fort pour être toujours plus performant et réaliser toujours plus de ventes et de profit. Avec le Duathlon, je peux utiliser mes forces pour aider les gens. C’est probablement la plus belle satisfaction que j’ai ressentie dans ma vie. »

Elle encourage tous les jeunes professionnels à trouver leur cause et à s’impliquer.

« Nous sommes chanceux d’être en santé et de bien gagner nos vies. Ce n’est pas tout le monde qui a cette chance. Il faut le réaliser, garder les deux pieds sur terre et redonner au suivant. »

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Des rencontres inspirantes

 

C’est lorsqu’elle travaillait chez Keurig, après avoir terminé sa maitrise en marketing, que Sophie Bernard Lapointe a rencontré des membres du Cercle des jeunes leaders qui organise plusieurs activités au profit de la Fondation CHU Sainte-Justine.

« Je trouvais que l’équipe avait l’air vraiment motivée, alors j’ai eu envie de me joindre à elle », affirme Sophie qui avait toujours été impliquée dans plusieurs comités et dans l’aide aux devoirs pendant ses études universitaires.

Elle s’y est tout de suite sentie à sa place et elle y a appris énormément en s’y investissant aux côtés de professionnels de différentes industries qui apportent des perspectives différentes.

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Un Duathlon ludique et accessible

 

Chaque année, le Duathlon urbain attire des centaines de professionnels – ils étaient près de 400 l’an dernier – et leur nombre est en croissance. Nul besoin d’être riche ou d’avoir de grands mécènes dans son entourage pour s’inscrire. Chaque équipe de trois doit amasser un minimum de 750 $, ce qui représente 250 $ par personne.

« Souvent, les participants font un don eux-mêmes, puis en parlent à leurs proches et à leurs collègues, explique la femme de 29 ans. On les soutient également en leur donnant des prix à faire tirer parmi les donateurs, comme des cafetières et des entrées au spa. Ça fonctionne. Plusieurs équipes réussissent à amasser quelques milliers de dollars. »

Puis, il ne faut pas sous-estimer le côté ludique de l’événement, présenté par la Banque Nationale. La course à relais se déroule avec un coureur et deux cyclistes à BIXI. La tenue vestimentaire se doit d’être originale en mélangeant vêtements de bureau et accessoires comiques.

« C’est vraiment un événement unique, affirme Sophie. Les gens rient, ils y amassent beaucoup de sous sans y consacrer énormément de temps parce que le Duathlon se déroule sur l’heure du midi, au centre-ville. Ils aiment l’expérience et ils reviennent généralement l’année suivante. »

Le Duathlon urbain, c’est l’événement de Sophie. Quel sera le vôtre?

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